Curiosités et monuments

A découvrir : l’histoire de la lavande, l’église Saint-Pierre, les vestiges du pont Romain et l’histoire du four communal.


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Un village d’alambics
La distillation de la lavande fait partie de l’histoire de notre village. Dans la première moitié du siècle dernier, avant que l’on ne la cultive, les habitants cueillaient la “sauvage” sur la montagne “bleue” d’Angèle. Au mois de juillet les familles, très tôt le matin, rejoignaient la zone qui leur était attribuée. Coupée à la main jusqu’au plateau proprement dit d’Angèle (plus on monte plus l’essence est puissante), la lavande descendait sur des traîneaux jusqu’aux maisons pour y être distillée. Chaque ferme disposait d’un appareil ; la vente de l’huile essentielle aux parfumeurs de Grasse générait un revenu non négligeable.

En sortant du village, en direction de Léoux il existe encore un alambic (à nos jours très rare dans la région) installé il y a 60 ans par Emile Laget. Cette imposante machine distille encore, chaque été, la production d’une exploitation.

Dans l’été de 2015, une grande exposition dans la salle polyvalente de Villeperdrix montrait tous les aspects techniques, économiques et sociaux de la lavande. L’exposition était une vraie rencontre des générations. Il y a encore quelques témoins vivants de cette époque, qui vous décrivent dans leurs langues originales les histoires de leur enfance, quand la cueillette de la lavande était l’événement de l’été.

Malgré le contexte international, la culture de la lavande sur le village et à Léoux résiste. Si votre périple croise Villeperdrix entre août et septembre, Bernard Ducros, « professeur Lavanbic », aura le plaisir de vous conter les histoires qu’il a découvertes pendant ses recherches qui menaient à l’exposition de 2015.


L’Eglise Saint Pierre à Villeperdrix
Au cœur du village, l’église Saint Pierre. Un édifice plein d’histoire, elle a été déjà reconstruite au XVIIIème siècle – on ne connait pas son histoire avant cette époque, mais certainement les guerres de religion ont touché ce qui était là avant la reconstruction. Deux siècles plus tard, en 1991, Madame Teste créa une association à la demande du Maire car elle avait récolté des dons pour refaire la porte de l’église. Le nom de cette association étant trop long pour le retenir, on dit simplement «l’ASPDA» – Depuis, l’église Saint-Pierre a été entièrement restaurée et, jusqu’à ce jour elle est toujours très bien entretenue.

st-pierre-interieurL’église se compose d’une nef et un chœur à chevet plat, sous voûte plein-cintre. Son intérieur est chaleureux : une lumière douce, un mobilier rustique, un bénitier calcaire noir veiné de blanc et un décor assez riche. Dans le chœur un tableau de saint Pierre délivré des liens.

vitre-st-pierreVous trouverez des statues de Vierge à l’enfant (XVIIIe siècle) et saint Joseph, en bois doré ; un très joli chemin de croix de l’imagerie d’Épinal, un tableau de la «Remise du rosaire à saint Dominique et sainte Catherine». En plus, il y a quelques vitraux à admirer, créations contemporaines d’Alexia Carr, une des artistes actives du village, et celui de St Pierre, patron de l’église, qui fut dessiné et réalisé par le maître verrier Jean-Pierre Delbecque.

Au mur nord une chaire XIXe siècle en noyer, en face la statue de Saint Jean l’évangéliste avec son emblème l’aigle, représenté, comme presque toujours, avec un visage féminin. Dans le Chœur, un autel à la Vierge avec une statue de la Vierge couronnée. Au fond de l’église, un petit tableau du XIIe siècle de saint Pierre qu’un ange va délivrer de ses liens. Sur la tribune, un tableau de Saint Michel terrassant le dragon ainsi que deux bannières processionnaires.

Contact 04 75 27 40 90, uniquement l’été et toute l’année à la Mairie marie.villeperdrix@orange.fr.
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Les vestiges du pont romain
Aujourd’hui vous pouvez franchir les gorges de Saint-May rapidement – dommage parce que vous rateriez un paysage spectaculair – mais c’est une possibilité assez récente. Au temps des Romains, la route depuis la vallée du Rhône vers les Alpes et l’Italie circulait sur les pentes, quelques dizaines de mètres au-dessus de la rivière l’Eygues et de la route goudronnée d’aujourd’hui.

Les falaises de la gorge sont entrecoupées par de nombreux torrents, qui finissent souvent par une chute spectaculaire. L’ancienne route a dû croiser ces torrents, déjà creusés profondément dans le rocher calcaire. Si un détour n’était pas praticable, les Romains construisaient un pont en pierre.

Juste au-dessous de Villeperdrix, vous pouvez retrouver les vestiges d’un tel pont. Un souvenir datant de l’année 322-323, déclaré monument historique en 1989, un des témoins de la longue histoire de Villeperdrix.


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Le four communal
Au rez-de-chaussée du bâtiment où se trouve aujourd’hui le bureau de la mairie, était installé un four communal. Les gens du village y venaient avec leur propre pâte pour le faire cuire.

Avant d’installer le bureau de la mairie dans cette pièce, on a démantelé le four, en numérotant toutes les pierres. Depuis cette époque, ils sont stockés pour pouvoir recréer le four à une date ultérieure. Aujourd’hui, cette date s’approche.

La commune travaille sur un projet pour réaménager la cour de l’ancienne école et a programmé d’y installer l’ancien four communal. A voir si on y cuira du pain ou plutôt des pizzas !